23 décembre 2011

Bon coup et Mauvais coup de l'année 2011

C'est en faisant une rétrospective des billets publiés sur le Journal Financier depuis le début de l'année que je me suis rendu compte que malgré beaucoup de recherches et de travail, il est très facile de se tromper lorsqu'on investit en bourse. Cet exercice me rappelle à quel point il est important de demeurer toujours un tant soit peu diversifié. Je trouverais difficile d'avoir un portefeuille de moins de 5 ou 6 titres dans mon portefeuille... Ceci étant dit, j'ai le plaisir de vous partager mon bon coup et mon mauvais coup de l'année. En espérant que vous saurez me pardonner pour le mauvais coup!

Mauvais coup de l'année
Ceux qui ont la chance de me suivre sur le Groupe Facebook du Journal Financier d'un Y le connaissent déjà et c'est Dollarama. J'ai effectué une recommandation négative envers l'entreprise deux fois plutôt qu'une lors des mois de novembre et de décembre 2010. Bien que ces recommandations aient été effectuées en fin 2010, c'est en 2011 que le titre à performé et c'est ce qui me vaut le mauvais coup de l'année.

Ma plus grande erreur quant à cette société canadienne aura été de sous-estimer son modèle d'affaire au profit de ses états financiers et d'une dilution de l'avoir des actionnaires qui m'apparaissait élevée. Il faut se rappeler qu'en 2010, la société venait d'entrer en bourse et le nombre d'actions en circulation avait augmenté significativement ce qui me laissait dans l'idée que le titre allait subir certaines pressions à la baisse.

Néanmoins, je persiste et signe. Je crois que le titre est encore une fois trop cher à l'évaluation actuelle de 22x les profits passés, 21x les profits de FY 2012 (Janvier 2012) et de 18.2x les profits de FY 2013 (Janvier 2013). Je ne crois pas que les investisseurs pourront s'attendre à d'aussi bons rendements pour Dollarama l'an prochain.

Le bon coup de l'année
Aussi, paradoxalement que cela ne puisse paraître, mon bon coup est venu de l'analyse que j'ai faite de Ross Stores en avril 2011. Je qualifie le tout de paradoxal puisque tout en suggérant de ne pas acheter Dollarama, je proposais d'acheter Ross Store, un détaillant qui oeuvre dans le même créneau soit celui des produits à rabais (Off Price Retail).

D'ailleurs, mon évaluation de Ross Stores se voulait en quelque sorte un cri d'alarme pour démontrer que le secteur du détail à rabais allait jouir d'un fort vent de dos dans un contexte de faible croissance économique. La majorité de la population étant prise à la gorge, l'idée de magasiner les «bas prix» était et demeure encore aujourd'hui tentante pour une proportion grandissante de la population Nord-Américaine.

La même situation pourrait fort bien se calquer cette fois-ci en Europe dès l'an prochain alors que les mesures d'austérité et les compressions budgétaires au sein de plusieurs pays de l'Union Européenne auront pour effet de mettre «l'euro-consommateur» sous-pression. En ce sens, TJX Companies, avec sa présence en Europe pourrait être en bonne position pour profiter de la situation.

Parmi les autres bons coups qui auraient pu se qualifier à ce billet, notons mon évaluation défavorable de Research In Motion en avril 2011, une évaluation qui d'ailleurs m'avait valu à ce moment beaucoup de commentaires hostiles. L'histoire aura su me donner raison.

J'ignore si ce sera mon dernier billet de l'année 2011 alors j'en profite, en mon nom et en celui de toute l'équipe de MEDICI, Gestion de Portefeuille Stratégique pour vous souhaiter un très Joyeux Noël et une bonne et heureuse année 2012. Espérons de meilleurs rendements pour l'année à venir!



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