24 février 2012

Dix champions de la création de la richesse

Dix champions de la création de la richesse

16 février 2012

Qu'est-ce qui a changé en un an?

*** Avis aux intéressés, MEDICI tiendra une conférence le 22 février à 19h00 à l'hôtel ALT au quartier DIX30. Les détails sont disponibles en suivant ce lien. ***

Comme vous le savez, j'adore m'inspirer des questions qu'on me pose pour mes choix de sujet dans le Journal Financier. Dernièrement, une personne dans mon entourage m'a demandée: «Maintenant que ça fait près d'un an que tu travailles comme analyste, qu'est-ce qui a changé dans ta façon d'investir?». Je dois avouer que je n'ai jamais pris le temps d'y réfléchir moi-même mais force est d'admettre que ma démarche a changée considérablement. Voici les aspects qui diffèrent le plus dans ma stratégie d'investissement par rapport à il y a quelques années.

1) Le long terme n'est pas le seul horizon de placement valable
J'ai longtemps maintenu que le long terme était le seul horizon de placement valable. Or, je me rends compte que j'étais dans l'erreur en affirmant cela. Il y a parfois de l'argent à faire à court terme sur un titre et plus souvent qu'autrement, c'est lorsqu'une entreprise en acquiert une autre qu'il se créée une surprise dans l'ascension normale des bénéfices par actions. Par conséquent, le titre finit par monter rapidement pour se réaligner avec les profits de la nouvelle entité. L'exemple de Paladin Labs est éloquent. L'entreprise possède plus de 11$ d'encaisse pas actions et croit par acquisitions. La plupart des analystes effectuent des prévisions en fonction du pipeline de produits actuels mais avec autant d'encaisse, il ne s'agît de d'un ou deux «bons deals» pour que le titre progresse rapidement.

2) Il existe autre chose que les actions ordinaires
Je grince des dents quand j'entends des gens affirmer que seules les actions ordinaires sont bonnes. Sachez qu'en 2011, les obligations long terme ont solidement battues le marché des actions malgré que tout le monde (incluant moi) affirmait allègrement en début d'année que la faiblesse des taux d'intérêts allait se traduire par de mauvais rendements pour les obligations. La réalité c'est que les taux d'intérêts sont bas et qu'ils pourraient très bien le demeurer pour encore plusieurs années. Il faut être extrémiste pour croire que les obligations n'ont absolument rien de bon à donner. Je ne suis pas en train de vous dire qu'il vous faut acheter dès maintenant des obligations (je suis moi-même 100% actions), tout ce que je dis, c'est qu'il faut vous méfier de ceux qui, par leurs paroles extrêmes, rejettent du revers de la main certaines classes d'actifs. Les plus grosses erreurs sont souvent celles qui ont la conséquence de vous faire modifier notre plan de match. Si vous avez prévu avoir 20% d'obligations dans votre portefeuille parce que vous ne tolérez pas trop de volatilité ou toute autre raison, et bien je vous suggère de vous en tenir à ce plan. Rien de moins!

3) Ne pas gérer les coûts d'opportunités est une grave erreur
J'ai longtemps eu une approche assez passive en investissement. Je n'avais pas vraiment le choix! En tant que designer, je commençais mes journées de travail à 7h du matin pour la terminer vers 16h30 - 17h00. Il ne restait pas beaucoup d'heures dans la journée pour me consacrer à l'analyse financière, et la fin de semaine, ça devenait difficile d'expliquer à mon ex-blonde que j'avais le goût de lire une couple de rapports annuels plutôt que d'aller magasiner... Plus souvent qu'autrement, cela se traduisait par une passivité trop grande qui me faisait rater de belles occasions. Aujourd'hui, en travaillant à temps plein (et même parfois un peu plus) sur l'évaluation de titres, je suis beaucoup plus en mesure de faire des comparaisons entre multiples sociétés. C'est d'ailleurs ce qui m'amène à transiger davantage. Je ne vends pas mes titres parce qu'ils ne sont pas bons mais plutôt parce que je sens que j'ai trouvé mieux.

4) La première idée est souvent la meilleure
Auparavant, quand j'investissais, je prenais des semaines à murir mes décisions pour me rendre compte en bout de ligne que mes premières constatations étaient bonnes. Prenons le cas de MTY Food. Il y a 1 an ou 2, j'aurais conservé le titre plusieurs mois avant de le vendre. Or, au dernier trimestre, j'avais déjà remarqué une tendance assez permanente dans la diminution de la rentabilité du modèle d'affaires et je savais très bien ce que j'allais vérifier lors de l'annonce du 15 février dernier. J'ai lu le rapport en soirée à 9h et deux heures plus tard, à 11h du soir, je savais que le lendemain matin, j'allais placer un ordre de vente au marché pour mes actions. Je ne crois pas que d'y réfléchir pendant 3 ou 4 semaines me fera regretter ma décision. Bref, le fait de travailler comme analyste m'a donné davantage confiance à mes moyens sans pour autant m'aventurer sur la pente glissante de l'excès de confiance.

5) Les 3 facteurs déterminants qui vous enrichissent
Faisons les choses très simplement: Il y a trois facteurs déterminants qui vous permettent de vous enrichir avec les actions. 1) La rentabilité d'une entreprise et sa capacité à demeurer rentable encore longtemps. 2) Les possibilités de croissance d'un titre - autant par les avenues de croissance organiques que les artificielles comme les rachats d'actions. 3) L'évaluation d'un titre en prenant le soin d'inclure une forte marge de sécurité. Si vous arrivez à vous faire une idée précise de ces 3 facteurs primordial, la prise de décision devient extrêmement facile. Le hic, c'est que la plupart des gens ne prennent pas suffisamment de temps à évaluer les deux premiers points, préférant plutôt s'en remettre au beau-frère ou au voisin qui dit qu'il a fait beaucoup d'argent avec la société ABC...

6) Les rendements sont là où les analystes n'y sont pas
De façon générale, les marchés sont assez efficients, c'est-à-dire qu'ils intègrent la plupart des facteurs qui influencent les trois facteurs énumérés précédemment. Or, là où il existe encore de grands espoirs chez les investisseurs autonomes, c'est lorsqu'ils se tournent vers les petites capitalisations. Plusieurs titres, trop souvent mis de côté par les analystes et les grosses boîtes d'investissement, génèrent de forts rendements et une forte croissance malgré une évaluation très faible. C'est le devoir de l'investisseur autonome de ramasser ces titres avant que Bay Street ou Wall Street ne vienne s'en charger à coup de millions, voire de milliards!

8 février 2012

Facebook or Not Facebook?

Facebook a fait couler beaucoup d'encre au cours des dernières semaines. Beaucoup de gens (incluant ceux qui n'investissent généralement pas en bourse) attendent avec grande impatience l'entrée en scène de ce réseau social si populaire. Voilà pourquoi au cours des derniers jours, l'équipe de MEDICI s'est tapée le prospectus de 200 pages afin d'en faire ressortir un point de vue nouveau et des arguments objectifs dans toute cette frénésie qui entoure Facebook. Vous pouvez donc consulter ci-dessous l'article paru aujourd'hui même dans le journal Le Soleil à Québec (salutations à tous les lecteurs de la Capitale-Nationale) suivi de notre présentation au Canal Argent. Comme toujours, vos commentaires et éléments de réflexion sont toujours appréciés, que ce soit directement sur le blogue ou sur la page Facebook du Journal Financier d'un Y.

Bonne Lecture!

Facebook

5 février 2012

Une récolte abondante pour Apple

Veuillez trouver ci-dessous, le plus récent article de MEDICI paru dans le journal Les Affaires à propos de Apple.


Une récolte abondante pour Apple

1 février 2012

Lettre annuelle de MEDICI

Si vous n'avez qu'une seule publication à lire de Gestion de Portefeuille Stratégique MEDICI en 2012, je dirais que c'est celle-ci! Nous faisons le point sur l'année 2011, discutons de nos stratégies pour l'année 2012 et nous revenons sur notre philosophie d'investissement. Bonne Lecture!


Bye Bye Turbulences Boursières 2011